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    En parcourant ces lieux chargés de mémoires, dans le recueillement et la méditation, j'ai dans la tête :
     Arvo Pärt, De profundis par The Hilliard Ensemble, ECM New Series, 1987
    Officium par Jan Garbarek et The Hilliard Ensemble, ECM New Series, 1994
    Richard Strauss, Vier letzte Lieder, Metamorphosen par Gundula Janowitz, par exemple


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  • Dresde, Août 2008 depuis la tour de l'hôtel de ville, la célèbre photo montrant les ruines, 50 ans après

    A Dresde et en ex RDA, les villes ont encore des terrains vagues en plein centre, le passé est omniprésent, l'avant-l'après, indissociables.Dresde brille de ses ors tout neufs. En Tchéquie, on a la frénésie des centres commerciaux.


    La Silésie est une région touristique connue depuis longtemps des Allemands. Ci-dessus une affiche touristique  pour les monts des Géants (Krkonose en tchèque) montre le mont Snezka, point culminant et qui marque actuellement la frontière tchéco-polonaise. Nous avons fait son ascension. Côté tchèque, la forêt est belle, sauvage. Les praguois vont y skier l'hiver et se mettre au vert l'été. Des chalets à l'ancienne parsèment le paysage. Côté polonais, c'est plus industriel. Il y a l'ancienne ville touristique de Karpacz avec son église en bois scandinave et son téléphérique. Le géant Krakonos, représenté sur l'affiche, est l'esprit de cette grande forêt. Il est encore très populaire, représenté un peu partout. La vallée de l'Elbe est un site vraiment magnifique : le fleuve est puissant, la nature pas trop défigurée par les hommes, contrairement à la vallée du Rhin. Des montagnes en pain de sucre sont spectaculaires.
    Quinze ans après, je suis retournée en Pologne. Cracovie soigne ses touristes pendant que Nowa Huta recycle ses fantômes. L'air y est moite, les usines n'ont pas cessé de cracher leur fumée marron. Autres fantômes : ceux de l'ancien ghetto Kasimierz, pourtant définitivement partis, mais le quartier reconstruit son cimetière juif et attire les touristes et les jeunes en exploitant un revival yiddish de façade mais polonais bon teint, forcément ; qu'importe, la bière coule à flot, la nuit n'a pas de fin. L'atmosphère est presque italienne à Cracovie, plus allemande à Wroclaw.
    A Cracovie

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  • De retour d'Europe centrale, j'ai ramené de nouvelles photos (numériques, ça va + vite, quoique..) de Kuks, ce lieu magique, même par temps maussade. Une vague de pierre qui ondule sur le bleu-vert de la forêt, ces statues baroques sont pleines de vie, voire de malice. Des photos de cimetières aussi...A Dresde et en ex RDA, les villes ont encore des terrains vagues en plein centre, le passé est omniprésent, l'avant-l'après, indissociables.Dresde brille de ses ors tout neufs. En Tchéquie, on a la frénésie des centres commerciaux. 15 ans après, je suis retournée en Pologne.Cracovie soigne ses touristes pendant que Nowa Huta recycle ses fantômes. L'air y est moite, les usines n'ont pas cessé de cracher leur fumée marron. Autres fantômes : ceux de l'ancien ghetto Kasimierz, pourtant définitivement partis, mais le quartier reconstruit son cimetière juif et attire les touristes et les jeunes en exploitant un revival yiddish de façade mais polonais bon teint, forcément ; qu'importe, la bière coule à flot, la nuit n'a pas de fin. L'atmosphère est presque italienne à Cracovie, plus allemande à Wroclaw.

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  • Alors qu'elle quittait Prague, j'y arrivais, elle a choisi de s'installer à Angoulême, ville où j'ai passé mes 18 premières années : autant dire qu'entre Sylvie Germain et moi, il y a des hasards troublants : "Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous, pas des coïncidences" (E. Daho). Le hasard est signe. Celui-ci m'indique clairement que nos chemins sont liés. La découverte de son oeuvre a été déterminante pour moi, une pierre blanche, jalon  sur le chemin de ma vie. A l'époque, même si ses encouragements  m'ont poussée à écrire, je ne peux pas dire que j'ai vraiment saisi cette main tendue. Depuis, je ne cesse d'y penser. Authentiquement singulière dans le paysage littéraire français, il faut lire ses livres. bonne nouvelle, un nouveau roman est promis pour la rentrée (20 août) chez Albin Michel : l'Inaperçu : encore l'histoire d'une famille mais comme elle seule sait les raconter : "sombre et lumineuse, avec des mots ardents".

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  • En juillet dernier, je vous avais présenté ce tableau qui m'avait frappée lors d'une visite à l'hôtel de ville d'Orléans (Hôtel Groslot). Un peu frustrée toutefois de n'avoir aucun élément d'identification. Une seconde visite , avec question au maire ne fut guère plus fructueuse. Mais hier, eurêka : j'ai trouvé Le hasard qui fait si bien les choses, parfois, m'a mis un livre entre les mains : Jeanne d'Arc : les tableaux de l'histoire 1820-1920, éd. par la ville de Rouen et la RMN, et que vois-je page 19 ? une reproduction de ce tableau : il s'agit donc du "Portrait des échevins" de 1581. Et d'une représentation de Jeanne d'Arc : qui l'eût cru ? bien différente de celles que nous avons l'habitude de voir. C'est le costume qui m'avait intriguée puis la pose hiératique et le geste un peu énigmatique. J'avais reconnu les costumes des dames de Cranach que j'aime bcp pour leur côté "hors mode" et plutôt moderne, en fait. Un autre article trouvé sur internet (merci Google images) parle d'une "Judith germanique retouchée" ce qui confirme mon intuition ! Bulletin de la société archéologique et historique de l'Orléanais, n. s. 16/131, 2002, p. 3-18. Une autre version la montre tenant l'épée de la main droite et le bras gauche baissé, la main tenant une sorte de mouchoir, ce qui nous rapproche d'un tableau de Cranach : "Judith avec la tête d'Holopherne" mais le costume diffère totalement. Reproduit page 73 dans : Judith par Jaynie Anderson, éd. du Regard, 1997. Voici en tout cas un mystère de l'art éclairci


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